Deep down in Hell...

Itinéraire chaotique et drôlatique d'une étudiante en classe préparatoire aux grandes écoles de commerce

03 décembre 2008

L'un peu avant, le pendant, et l'un peu après concours blanc

Le week end avant le concours blanc, pressée par l'urgence et confrontée à la vérité nue et sans fard -et donc totalement hideous (qui est un vrai ami)- de ma crasse et incurable nullité dans toutes les matières (je ne vais pas vous redétailler le truc à chaque post, ça risque de devenir lourd), j'avais décidé de m'enfermer chez moi comme un Thierry Bernard-Lhermitte (avant le concours blanc, mon humour est comme qui dirait aussi mort que ma personne)dans sa coquille, avec pour seuls compagnons mes petites annales de maths chéwies . Beau projet, demeuré lettre morte pour cause de frigo vide : je ne peux pas rester deux jours sans manger quand même, donc je suis allée à Monop' mon beau Monop' pour faire le plein de choses 1) cancérigènes (oui, les chips sont cancérigènes, d'après ma maman. Et oui, c'est un drame national) 2) maladies cardio-vasculaire-igènes (y'a surement un terme pour ça, mais chui en prepa HEC, pas en médecine alors pouet. Et t'façon, accoler ce terme au mot "chocolat", ça n'aurait pas été top cool) 3)chères.

L'expédition qui avait été prévue à l'origine pour se ravitailler en vivres - et donc qui était a priori totalement justifiée et légitime- s'est transformée, pour cause de situage du magasin Gap AVANT Monop' sur Saint Michel, en virée $hopping. En l'état actuel de mon compte en banque, le $hopping est un péché mortel que je vais payer par la damnation éternelle  une fois de retour au bled (c'est à dire dans moins de trois semaines, youpiii ). Donc 1) j'ai dépensé du fric bêtement 2) je n'ai pas travaillé. Mais le pire du pire, c'est que dimanche et lundi, alors que je n'ai pas mis un peton dehors, j'ai trouvé le moyen d'attraper la crève, et de la manière la plus stupide qui soit : dans mon foyer, on a une salle d'eau par étage et quand les filles y vont, elles laissent la fenêtre ouverte. Le froid polaire du dedans vient contaminer l'ambiance feutrée et douce du dedans ce qui fait que moi, quittant ma chambre surchauffée (pieds nus, t shirt) pour pénétrer dans la petite pièce congelée, j'attrape un vilain chauf-froid, qui évoluera tout au long de ma semaine bénie de concours blanc en un horrible rhume (fièvre, céphalées, et tout ce qui s'ensuit). Donc non seulement intellectuellement je ne suis pas au top, mais physiquement, je suis ce qu'on peut appeler pudiquement une loque.

Pendant le concours blanc: bon là en gros, je vous fais un petit résumé des épreuves et de comment je les ai passées.

Mardi : Maths 1. Deux exos d'algèbre de l'ESCP, un exo d'analyse de je ne sais pas quelle autre école. Synthèse, alors là, grosse blague. Je ne sais pas si vous connaissez le principe (a priori oui, si vous tombez sur un blog consacré à la prépa HEC c'est que vous êtes un minimum dans le milieu), mais bon pour le feune, je réexplique: trois textes de trois auteurs différents, qui traitent du même problème (enfin en théorie) sous des angles différents: en 300 mots, on est sensés synthétiser (d'où le nom de l'épreuve) ce qu'ils disent en comparant leurs opinions. Je dis grosse blague, parce que je n'ai même pas compris les textes, nan mais comprendre dans le sens le plus basique du terme: il y avait des mots que je n'avais jamais vu de ma vie, je relisais les phrases, ça me paraissait aussi limpide que la mer après le naufrage de l'Erika, 'fin bref, la merdasse.

Mercredi: journée de merde: éco et LV1, c'est à dire pour moi l'arabe. Sujet d'éco : L'inflation est elle un mal nécessaire ? Bateau à souhait, j'en conviens, n'empêche que foiré à souhait aussi. Je ne sais pas, mes phrases ne voulaient pas sortir, n'avaient pas de sens, mon plan est merdique (d'ailleurs, est-ce que j'ai un plan ?) et j'ai zappé pleins d'éléments essentiels. Mon ami le rhume vient se rappeler à mon bon souvenir en épreuve d'éco, et mon mal de crâne ne m'aide pas à décider si la crise brésilienne, c'est en 94 ou en 96. Ce qui fait que dans le doute, je n'ai rien mis. Et c'était un élément essentialissime. En arabe, hahaha, pardon, ça me fait rire, en version on a eu un extrait de genre 600 mots (alors que la norme c'est 200 mots) de l'Immeuble Yacoubian: c'est un super bon bouquin, mais niveau vocabulaire, c'est hyper hyper dur...Donc c'était un exercice de haute voltige et il fallait pousser l'inférence (nom savant du pifomètre) à un niveau de raffinement extrême. Le thème était simple, mais comme d'hab' je vais faire environ 3287 fautes d'orthographe (je suis complètement dyslexique en arabe) ce qui fait que je vais avoir 5.

Jeudi: Ah non pardon JOURNEE DE MERDE. Alors c'est simple, c'est LA journée culture gé. Matin dissertation sur le sujet "La vraie beauté est ailleurs". Passées les trois premières minutes mongoliennes où tu fredonnes la musique d'X Files, tu essaies tant bien que mal de faire un plan , tu n'y arrives pas, tu te lances directement sur ta copie (FATAL ERROR, est il utile de le préciser) et bien entendu tu ponds une daube où tu fais une soi-disant analyse conceptuelle de l'ailleurs, qu'on dirait que tu étais sous ecstazy quand tu l'écrivais. Le résultat est un machin verbeux et obscur. Comme dirait Friederich Nietzsche celui qui se sait profond s'efforce d'être clair ; celui qui voudrait sembler profond à la foule s'efforce d'être obscur. Ah ouai, mais mon prof, c'est pas "la foule", et donc il va bien voir que je dis que des conneries, que c'est mal construit, mal écrit et me notera en conséquent. Après midi, contraction. Sujet de 2005 je crois, sur le diable. Texte débile, où j'ai pas pigé des trucs, ce qui se ressent dans ma contra qui est une juxtaposition de phrases sans liens logiques les unes avec les autres, surement bourrée de contre-sens, et qui en gros me vaudra un trois et les moqueries publiques de mon autre prof.

Vendredi : Maths 2. Bon, cata absolue. Je n'ai quasiment fait aucune question du devoir (c'était deux trucs d'HEC et un truc de l'ESCP), je suis une quiche totale en analyse, je ne sais pas calculer de développements limités, pas même de limites. Anglais: un texte au premier abord super dur, mais finalement pas tant que cela. Une question 2 que je ne suis pas sûre d'avoir compris. C'est embêtant

Bref, la conclusion est que ce CB est, et de loin, le plus difficile que j'ai passé depuis que je suis en prépa. Il n'y a pas une épreuve d'où je suis sortie en disant, ouf, ça au moins ça a été. Je prévois une catastrophe planétaire au moment où ils vont nous rendre les copies et une descente vertigineuse dans les classements. En même temps, je me dis que c'est pas grave, qu'il vaut mieux pour moi me prendre une claque maintenant, à 4 mois des concours, quand j'ai encore le temps de changer quelque chose à ma méthode de travail (voire de m'en trouver une). Donc tout n'est pas si négatif qu'il y paraît.

L'après concours blanc, ce sera pour un autre post, vous m'excuserez mais là je vais aller regarder la Tivi (non ,je vais pas bosser. NON NON et NON).

A plus, gens d'ici et d'ailleurs

Commis par ranulphine à 22:13 et des poussières.Cat et Gorille: - [1] Commentaire(s) a priori interessant(s) - Agent de permanence [#]

Quelque chose à ajouter ?

    La détresse anté et pendant CB je connais ça... Je reconnais que le rhume carabiné ne doit pas aider...
    Ce que je peux dire, c'est hold on, garde la santé et surtout, la pêche. Ca joue vachement !

    En tout cas, c'est ce qu'affirma Louann un certain 07 décembre 2008 à 23:21. L'aurait mieux fait de rester au lit, moi je dis.

S'extasier sur le style/la culture/l'humour/la connerie de l'auteure, ou se plaindre du fait qu'il y ait trop de rouge. Là tu vois, je suis d'accord, mais j'ai basculé en mode non configurable, et je ne suis pas assez calée en HTML pour rectifier cette counerie.